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regime low carb : update (2)

J’ai atteint un poids qui me convient, aux alentours de 68 kilos (ma balance n’est pas fiable), avec un indice de masse corporelle entre 25 et 26. J’ai maintenu ce poids sur la durée. Et modifié mes habitudes alimentaires sur le long terme. J’ai refait récemment des analyses sanguines et les résultats sont bons. Je n’ai pas de cholestérol, même si je mange assez gras.

Je continue de manger nettement moins sucré que la moyenne.  J’évite au maximum de consommer du sucre pur, surtout dans les boissons. Je continue à avoir du stévia sur moi, je sucre presque toujours mes thés et cafés avec cet édulcorant s’ils sont nature. Par contre, je prends souvent des cafés crème sans sucre. Au début de ce changement alimentaire, j’ai tellement souvent pris des cafés viennois, que je n’ en ai plus du tout envie. Je ne bois quasiment plus de jus de fruit. De temps à autre, je bois des Schorle: ces boissons suisses allemandes qui mélangent de l’eau minérale avec du jus de fruit et de l’eau minérale  (la proportion de jus de fruit est généralement entre 30 % et 50 %). Ici, je n’en trouve qu’à la pomme. Je bois aussi parfois du coca ou du rivella light …même si je me doute bien que c’est pas du tout top, rapport à l’aspartame.

Pour les en-cas, je continue à prendre des noisettes, des noix ou des amandes. Du chocolat très noir aussi. Je mange tous les fruits et tous les légumes (sauf les endives vapeurs : mais qui peut bien aimer ça ?)

Je mange très peu de riz et de pommes de terre.  Je mange aussi plus de légumineuses, dont l’indice glycémique est toujours bas. C’est mon fast-food perso : une boîte de haricots noirs, borlotti ou rouge, je rince bien l’eau, je mets dans une casserole avec une bonne quantité de beurre, éventuellement du persil et voilà. Ça prend 5 minutes. Je mange des pâtes, souvent complètes, mais pas toujours.

Il y a des trucs que je ne fais plus. Le hareng au petit-déjeuner, ça ne me dit plus rien.  Mais c’était au départ un choix personnel (un amour du hareng, legs d’un amour hollandais) : pas du tout une obligation pour un régime pauvre en glucide ! Je mange des fois du pain au petit-déjeuner, ça dépend. Mais jamais de la baguette ou du pain de mie. J’ai enfin compris comment faire du pain maison mangeable (après des années de vains efforts). Je privilégie la farine d’épeautre, dont le pain a un indice glycémique faible.

Je bois très peu d’alcool, depuis toujours. Il doit être possible de maintenir un poids stable en consommant un verre de vin par jour (en tant que femme) ou deux (en tant qu’homme), mais un régime pauvre en glucide est totalement incompatible avec la consommation régulière de bière. La bière a un indice glycémique de 130, soit plus que le sucre nature !

En conclusion, il semble bien que je sois tirée d’affaire, question poids.Déjà deux ans et pas de reprise, pas d’effet yo-yo. Pas de restriction calorique.

Autour de moi pourtant, je ne peux que constater que l’épidémie d’obésité gagne chaque jour du terrain.
Mais pas chez tout le monde. Pas chez les plus riches que nous. Ou en tout cas, dans des proportions bien moindres. Les enfants du ciné-club que fréquente mon fils et ceux de sa cour de récré, ils n’ont pas le même tour de taille, y’a pas photo. Il adore ce ciné-club, tant mieux pour lui. Moi j’aime beaucoup moins l’attendre à la sortie. Je me sens mal habillée, en décalage.

Alors je continue de m’intéresser à l’alimentation. J’ai ouvert un autre blog : http://obesitemalnutrition.wordpress.com. Il est consacré exclusivement à l’alimentation, au surpoids et à l’obésité. J’y rends compte de mes lectures sur le sujet. J’y explore notamment l’hypothèse selon laquelle l’obésité est une des formes de la malnutrition.

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Père Noël blues

L’hiver a commencé aujourd’hui, avec une petite neige fine, froide et mesquine.  Noël approche déjà.
Enfin, le Noël païen, celui du père Noël et de la Sainte Consommation. A l’église, on a pas encore entonné le moindre cantique. L’Avent est dans plus d’un mois. Il est encore grand temps.
Manfred Lutz dit que le Noël chrétien a disparu de notre réalité, qu’il faudrait le célébrer en juillet pour avoir la paix et retrouver son sens initial ! Provocation utile pour cesser de croire à la juxtaposition possible de ces deux festivités.
Tu veux fêter Noël ? Achète ! Plus ça brille, plus c’est cher, luxueux, mieux c’est. Hautement technologique et à obsolescence rapide, c’est aussi très bien. Achète !

Cette année, j’aborde cette période avec davantage de sérénité. J’ai décidé de célébrer un Noël chrétien contre vents et marées, à la date dite et centrée sur la naissance de Jésus. Je ferai des cadeaux, home made pour la plupart, parce que j’aime bien et que je n’y vois pas d’inconvénient majeur. Mais la cérémonie de potlatch ne constituera pas Noël et j’assume maintenant la valeur monétaire réduite de ces présents.

Longtemps, je me suis sentie hors jeu à Noël. Comme une manifestation publique de mon indignité. Pas assez d’argent pour participer vraiment à la Sainte Consommation. Échec professionnel, semi-réussite sentimentale. Moins d’argent et de santé que mes cousins. Solitude relative. Appréhension forte de la « grande fête » de famille, autour du sapin, des mets fins et des cadeaux.

Nous sommes pourtant nombreux à nous sentir hors jeu. Face au matraquage publicitaire, on a tendance à l’oublier, à se vivre comme le seul/la seule à faillir. La barre de la consommation « nécessaire » est placée si haut durant « les fêtes » que l’exclusion s’accroît encore. « Les divinités de cette terre, ces puissances qui me plaisaient tant, augmentent leurs ravages. On se rue à leur suite » (psaume 16). Ce sentiment diffus de vide et de solitude, sont autant d’occasions de vendre. Sont-ils cultivés à dessein ? Le Père Noël a bon dos.

Cette année, je me sens plus libre. Libre d’inventer une nouvelle façon de faire communauté. Libre de m’occuper d’autres choses que mes tourments internes et périodiques. « Je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis une seule parole et je serai sauvé » (prière du centurion). L’indignité est consubstantielle à l’humanité, sa salut possible aussi. Me voilà en chemin.

Fascination morbide ?

Enfant, j’amenais un livre quand je craignais de m’ennuyer. Aujourd’hui, les enfants amènent une PSP et autres jeux électroniques, ou squattent le smartphone de leurs parents. Tous n’en ont pas, bien sûr. On assiste alors à cet scène un rien surréaliste d’une dizaine d’enfants pratiquement silencieux: il y en a 2 ou 3 qui « jouent » et les autres qui font la queue, en attendant de pouvoir accéder au précieux sésame. Ils ont tous les yeux rivés sur les écrans et  les pixels lancent de hargneux « take that !, take that ». L’autre jour, il leur a fallu plusieurs heures avant de réaliser que peut-être, ils pouvaient se mettre à se parler et à jouer pour de bon.

Je vais déclarer ma maison interdite aux zombies. Y’en a marre ! Pourquoi devrions-nous laisser l’industrie endommager nos enfants à ce point ? Et est-ce vraiment un hasard si c’est plutôt les enfants des familles en difficulté sociale qui sont les mieux équipés ?

Vide-grenier

Sentiments mitigés au vide-grenier devant des stands d’objets disparates, abîmés, vieillis, souvent inutiles, mis en vente dans l’espoir que ces presque déchets redeviennent des marchandises.
Le terrain est boueux, il fait gris, j’ai le cœur maussade, bientôt triste. Je peine à saisir la réalité qui m’entoure.  Mon humeur morose respire-t-elle l’atmosphère ambiante ou n’est-ce qu’un enième vague à l’âme ?

Il manque à ce vide-grenier la vivacité des marchés de campagne. Les vendeurs sont calmes, en retrait. Ils semblent indifférents au résultat de leur activité.  Ils se sont aménagés un un espace à peu près sec , ils discutent entre amis, souvent en famille. Qu’est-ce qui les amène à passer tout un après-midi pluvieux dans un champs ? Le goût de l’échange ou la nécessité de grapiller coûte que coûte quelques euros ? Est-ce que la galère des uns peut devenir le loisir des autres ?

Chez nous, les objets sont programmés pour durer peu. Le temps d’une mode, d’un caprice, d’une saison, d’une promotion, d’un buzz. Leur obsolescence est planifiée.  Proposer à la vente des objets sans valeur autre qu’un hypothétique usage, c’est une farce sarcastique, un manquement aux règles marchandes actuelles.
Les acheteurs se trouvent pour une fois à devoir inventer leur désir, à chercher une manière personnelle de se réapproprier un objet, de lui réinjecter du sens pour soi. ll y a de quoi déployer des trésors d’imagination. Sans doute s’invente-t-on des velléités de recyclage,  de créations incongrues.  La ballade est aussi un bain de nostalgie, les objets sont contemporains de notre enfance,  de la jeunesse de notre mère. Ils ont été produits en masse, alors on les connaît tous déjà un peu, ils nous ont déjà appartenu.
Les vendeurs n’avaient pas grand chose dans leur grenier. Aucune antiquité digne de rejoindre une vénérable brocante. Eux aussi inventent. Refusent de jeter  leur bardas, refusent de donner « aux bonnes oeuvres ». Fixent des prix bas, selon une échelle fantaisiste où une Bd peut valoir une paire de talons et la moitié d’une encyclopédie. Cessent pour une fois d’être des consommateurs pour devenir acteurs. Cette liberté là est une denrée précieuse.

Gingembre sucré

Dans le café pour bobos, je bois du gingembre sucré.  Des couples parlent de leur aller et venues en TGV, d’ici à Paris,  de Paris à d’autres capitales.  Un jour ici, l’autre là, la mobilité comme une évidence.
Ils mangent des salades comme dîner.

Sans prix

J’ai fait une broderie pour mon fils. J’ai adapté un modèle et puis le format n’est pas standard. C’est une petite broderie simple. Je ne trouve pas de cadre.

Je fais tous les supermarchés, mais dans les supermarchés, un cadre, c’est rectangulai, du A5, du A6, éventuellement en cherchant bien, un petit carré de 8 sur 8.

Reste les boutiques d’encadrement. Je tente ma chance. « Bonjour, c’est pour encadrer une broderie, pas très grande, carrée, j’aimerais avoir une idée des prix ».

C’est assez normal, comme question, non ?

La tenancière n’est pas de cet avis. « Je ne peux pas vous dire ». Je reste silencieuse. « Si vraiment vous voulez un prix, c’est de 70 à 2’000 francs, voilà ! »

Je dois avoir l’air dépitée ou étrange ou je ne sais. J’insiste : « Vous savez, je n’ai aucune idée des prix. C’est pas une très grande broderie. (Je mime).  J’aimerais juste me faire une idée. « 

« Bon là par exemple, je peux vous faire un cadre tout simple avec des baguettes de couleur. ça coûte rien (elle se met à une table, avec une calculatrice, elle additionne des chiffres) …évidemment, il faut un verre antireflet sinon ça donne rien…ça fait 128 francs. « 

Sur le moment, je suis soulagée. 128 francs, c’est de l’ordre du possible, pas comme 2’000. Et puis c’est pour mon fils. Et si la broderie est petite, j’y ai mis du coeur, du temps, de mon amour de mère. Je pars en disant que je reviens la semaine prochaine.
Et puis peu après, brièvement, je pense que je suis une rien pour qui 128 francs c’est quelque chose. Puis je me désole de la co-existence de mondes parallèles et du mépris social. Puis je me demande si je ne pourrais pas aller dans une autre boutique, si quelque part je serais bien reçue. J’hésite parce que les autres boutiques ont l’air encore plus de l’autre côté de l’argent. Je suis une toute petite demande juste solvable.

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